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19 août 2020 3 19 /08 /août /2020 09:18

En cette période étrange où tous les spectacles sont bouleversés, je vous propose de suivre le Kaiser au festival de Bayreuth tel que l’a rapporté le Figaro du 21 août 1889 sous la plume d’un mystérieux journaliste signant simplement « T » 1. L’intérêt de cet article est qu’au fil de ses lignes, en plus de la description de cette visite impériale, nous sont révélés plus ou moins clairement quelques éléments intéressants sur le Kaiser et son entourage : le snobisme et la bigoterie de l’impératrice tout d’abord qui s’expriment tant dans ses réticences vis-à-vis du programme des opéras que dans son attitude envers le troisième mariage du prince de Saxe-Meiningen ;  la volonté du prince-régent de Bavière – partagée par d’autres princes régnants dans l’empire – de rappeler au Kaiser qu’il n’est en théorie que le primus inter pares des souverains confédérés ; l’ironie de l’auteur, enfin qui apparaît par endroits à l’égard des admirateurs de Wagner en particulier comme des Allemands en général...

1 Le lecteur intéressé pourra consulter l’original sur : https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k280859x.item.

164 - Bayreuth 1889

L'EMPEREUR D'ALLEMAGNE A BAYREUTH

Bayreuth, le 19 août.    

Que les habitants de Bayreuth aient considéré la visite de leur Empereur comme un événement important, et qu'étant d'une nature lente et méthodique, ils se soient mis un mois d'avance à pavoiser leurs maisons, il n'y a rien là que de très naturel. Mais ce n'est pas seulement pour les voir, ni même pour entendre les Maîtres Chanteurs et Parsifal que l'Empereur d'Allemagne, en compagnie de l'Impératrice et du prince régent de Bavière, est venu passer deux jours dans la vieille ville franconienne. Son voyage à Bayreuth a une signification plus haute : il marque la consécration définitive et officielle du caractère allemand, national et impérial, de l'art wagnérien.

On sait que Wagner, tout en partageant un peu sur la valeur intellectuelle de chacun de ses compatriotes en particulier les idées de Schopenhauer, tout en laissant voir très nettement, dans sa correspondance et dans divers passages de ses écrits théoriques, le cas tout spécial qu'il faisait de ses amis français, a cependant toujours pensé que son oeuvre répondait essentiellement aux tendances artistiques de l'esprit allemand ; et lui-même n'aurait pas été fâché, sans doute, de voir son théâtre sous la protection immédiate de l'Empereur d'Allemagne.

Malheureusement Guillaume 1er était trop vieux pour comprendre un art si nouveau. Il est pourtant venu à Bayreuth, en 1876 2, lors des premières représentations de l'Anneau du Niebelung. Il a écouté avec grand soin deux pièces de la tétralogie. Après Rheingold il a fait venir Wagner et lui a dit en forme de compliment : « Je n'aurais jamais cru que vous arriviez si loin. » A quoi le musicien répondit : « Majesté, personne ne l'aurait jamais cru. » Le lendemain; dans un entr'acte de la Walkure, il fit encore demander Wagner : mais celui-ci, énervé, fatigué, s'excusa et ne vint pas, au grand scandale des journaux allemands. Il semble que l'Empereur lui-même n'ait pas été moins fatigué, car il quitta Bayreuth sans attendre la fin du cycle.

2 Cette année fut marquée par l’achèvement du Festspiehaus et le déroulement du premier festival Wagner, lequel n’était initialement pas prévu pour être célébré tous les ans. L’empereur Guillaume y assista officiellement en compagnie de l’empereur Pierre II du Brésil – le roi Louis II de Bavière n’y faisant qu’une visite gardée secrète (probablement pour ne pas y croiser l’empereur allemand...) On trouvera des détails curieux sur les événements de ce festival dans le Journal de Cosima Wagner (Gallimard ; Paris, 1977) t. II, pp. 457-461.

Son fils, l'Empereur Frédéric, est souvent revenu à Bayreuth : mais lui aussi paraît n'avoir eu que peu d'enthousiasme pour cet art tout nouveau. Le jeune Guillaume, au contraire, a toujours été un wagnérien fervent et passionné. Je me souviens de la façon recueillie dont il écoutait, en 1886 3, Tristan et Parsifal ; je me souviens aussi que, au cours d'une réception qu'on lui faisait à la gare de Bayreuth, et comme on lui parlait de la situation critique où semblait être alors le théâtre, le jeune prince affirma que « lui régnant, le théâtre de Wagner ne périrait pas. »

3 Cette année célébrant le 10e anniversaire du festival fut surtout marquée par la mort de Franz Liszt qui était venu y assister.

164 - Bayreuth 1889

Le couple impérial au début du règne.

Depuis son avènement, Guillaume II n'a rien perdu de son ardeur artistique : mais celle-ci semble s'être compliquée de considérations d'Etat. Le jeune Empereur aurait déclaré, à plusieurs reprises, qu'il allait désormais faire abstraction de ses sentiments personnels, pour voir seulement dans l'art wagnérien le symbole du génie de son peuple et de son empire. Il n'a en tout cas négligé aucune occasion de manifester publiquement la protection qu'il accordait à cet art. La première fois qu'il est sorti en public, après ses deuils, ce fut pour se rendre à un concert donné à Berlin par le Wagner-Verein, une association wagnérienne. Il a fait de la Kaisermarsch son chant national, et c'est toujours le premier morceau qu'on lui joue, dans les villes où il arrive. Il a cherché par tous les moyens à attirer à Berlin les grands chanteurs wagnériens : il a fait engager au Théâtre de la Cour, avec des appointements relativement énormes, Mme Sucher, l'Isolde de Bayreuth 4, et le célèbre ténor Gudehus 5. Empêché par son deuil d'aller aux représentations, il a assisté, seul dans sa loge, aux répétitions générales des drames wagnériens que montait l'Opéra de Berlin. Dans son dernier voyage à Rome, l'orchestre jouant, pendant un dîner, la marche de Lohengrin, il s'est levé de table et s'en est allé dans un coin de la salle, disant que « pour entendre cette musique, il fallait se recueillir ». Enfin, il a annoncé longtemps à l'avance son intention de venir officiellement aux représentations de Bayreuth.

4 Rosa Sucher née Hasselbeck (1849-1927), soprano wagnérienne réputée.

5 Heinrich Wilhelm Gudehus (1842-1909).

164 - Bayreuth 1889

Heinrich Gudehus dans rôle de Siegfried (photographie tirée de sa notice biographique sur wikipédia.de).

Il devait y venir déjà l'année dernière. Mais Bayreuth est en Bavière, et comme l'Empereur n'avait pas encore fait visite au prince régent Luitpold 6, l'étiquette a empêché sa venue ici 7. En revanche, c'est sur sa demande expresse que des représentations ont eu lieu cette année, l'habitude étant, comme on le sait, d'espacer davantage ces fêtes artistiques.

6 Louis II (1845-1886) ayant été déclaré aliéné mental le 12 juin 1886 et remplacé sur le trône par son frère le prince Othon (1848-1916), lui-même interné depuis 1872, leur oncle Luitpold (1821-1912) assumait la régence du royaume.

7 Guillaume II venait juste d’accéder au trône, suite au décès de son père l’empereur Frédéric.

164 - Bayreuth 1889

Pour que sa visite eût un caractère absolument officiel, il fallait que l'Impératrice lui tînt compagnie. Or, il paraît que cette jeune princesse est d'une piété tout à fait exceptionnelle, et qu'il a été très difficile de la décider à venir entendre des pièces dont son premier prédicateur, le Dr Kœgel, lui avait démontré l'immoralité. Il y eut un compromis : l'Impératrice consentit à entendre Parsifal et les Maîtres Chanteurs, mais Tristan, pièce trop passionnée et trop fataliste, fut rayée du programme des auditions impériales.

Peut-être est-ce encore à ces scrupules pieux de l'impératrice qu'il faut attribuer le petit fait suivant. L'Empereur, on le sait, est d'une activité presque maladive. Il ne peut rester en place, a un besoin constant de mouvement, au point que ses ministres ne peuvent l'entretenir efficacement des affaires publiques qu'en prenant le train avec lui et en profitant du repos où l'oblige son séjour en wagon. Il était donc convenu que, arrivé à Bayreuth samedi matin, l'Empereur passerait quelques revues, irait aux deux représentations du samedi et du dimanche et, dès lundi matin, se rendrait à la chasse chez le duc de Meiningen, d'où il repartirait le mardi pour Strasbourg. Or, le duc de Meiningen est marié à une actrice 8, et il se trouve que,  depuis trois jours, ce prince a quitté en grande hâte son duché, pour aller faire une cure dans une ville d'eau anglaise. L'Empereur partit ce matin de Bayreuth, il va directement à Strasbourg !

8 Le prince Georges II de Saxe-Meiningen (1826-1914), veuf pour la seconde fois, avait épousé morganatiquement en troisième noce en 1873 la comédienne et pianiste Hélène Franz (1839-1923) titrée dame d’Helburg. Notons que son fils aîné, le futur prince Bernard III avait épousé en 1878 la princesse Charlotte de Prusse, sœur du Kaiser, et que l’un de ses fils cadets, Ernest, après avoir été un temps fiancé à la future impératrice Augusta-Victoria épousera à son tour morganatiquement en 1892 Katharina Jensen, fille de l’écrivain Wilhelm Jensen (1837-1911)…

Le prince régent de Bavière Luitpold est un digne vieillard, fort épris de la chasse et s'intéressant fort peu au reste des choses. Il n'aurait pas sans doute accepté si aisément le titre officiel et la fonction de protecteur du théâtre de Bayreuth, s'il n'avait craint que l'Empereur d'Allemagne se chargeât, à son, défaut, de ce protectorat. Du moins a-t-il voulu jouir de tous les privilèges que son titre lui conférait. Arrivé à Bayreuth dès vendredi soir, il a tenu à avoir sa réception à lui, avec hymnes, bouquets remis par des jeunes filles vêtues en Gretchen, etc. Il a exigé de plus que Mme Wagner 9, ses quatre filles 10 et son fils 11 lui fissent exactement l'accueil qu'ils avaient fait, autrefois, à Louis II, le précédent protecteur, mais qui était en outre le bienfaiteur et l'ami personnel de la famille.

9 Francesca Gaetana Cosima Liszt (1837-1930), fille naturelle de Liszt et seconde épouse de Richard Wagner, qui dirigea officiellement le festival de Bayreuth de 1886 jusqu’en 1908 ; elle continua toutefois d’imposer jusqu’à sa mort sa vision très conservatrice de l’œuvre de son époux.

10 A ma connaissance, Cosima Wagner n’eut que 2 filles – dont il est difficile de savoir si elles sont issues de son premier époux, Hans von Bülow, ou de Richard Wagner : Isolde (1865-1919) et Eva (1867-1942).

11 Siegfried Wagner (1869-1930) succédera à sa mère à la tête du festival en 1908.

164 - Bayreuth 1889

Itinéraire officiel d’un des trains spéciaux mis sur voie à la demande du prince-régent.

Le lendemain matin samedi, l'Empereur et l'Impératrice sont arrivés à huit heures, par un train spécial, après avoir passé la nuit en chemin de fer. Inutile de dire que la ville s'était mise en fête, que toutes les campagnes de la Franconie avaient envoyé à Bayreuth leurs paysans endimanchés, et que l'on a crié des « hoch ! » à l'infini sur tout le parcours du cortège. Les maisons étaient décorées de bannières, de guirlandes en branches de sapin, mais surtout d'innombrables couronnes accrochées aux murs, avec des rubans bleus et blancs, exactement pareilles à celles que nous avons l'habitude de déposer sur les tombeaux, A Paris, l'enterrement de Victor Hugo avait été une fête nationale ; pour la fête nationale de l'arrivée du bon Empereur, Bayreuth, comme font en général les villes allemandes, avait pris une tenue d'enterrement de grand homme.

Une fois de plus s'est réalisé le miracle qui a si puissamment contribué à faire vénérer du peuple allemand la famille de ses empereurs. Le Kaiser-Wetter, ou temps impérial – on entend que cela signifie un magnifique soleil – a remplacé de la façon la plus inattendue, le jour même de l'arrivée du souverain, un affreux temps de pluie et de vent qui durait depuis cinq jours.

De la gare au château, l'Empereur et l'Impératrice, accompagnés du prince régent, ont fait le trajet dans un grand landau découvert. L'Empereur, vêtu naturellement en uhlan bavarois, semblait fatigué et presque gêné de l'enthousiasme qu'on lui témoignait. Sans regarder, il mettait de temps à autre la main à son casque, puis se renfonçait dans sa voiture. En revanche, l'Impératrice, qui portait une robe grise des plus simples, mais dont la petite figure joufflue est vraiment charmante de simplicité et de bonté, s'ingéniait en mille façons pour montrer combien elle était touchée de ces incessants hourrahs. Il semble que l'Empereur ait résolu d'avance de borner son voyage à l'audition des drames de Wagner. II a décommandé la revue qu'on lui avait préparée. Après avoir entendu un concert organisé en son honneur par l'orchestre et les choeurs du théâtre, et formé naturellement de la Kaisermarsch que précédait un hymne composé par le chef d'orchestre Mottl 12, il est allé voir, au château de l'Ermitage, les souvenirs de la margravine, la charmante soeur du grand Frédéric 13. Après quoi il est rentré, déjeuner et n'est sorti qu'à trois heures trois quarts pour aller au théâtre. Le lendemain, il est allé entendre l'office à l'église protestante, a déjeuné, puis est allé au théâtre. Là il a fait preuve encore d'une modestie et d'une discrétion que ne doivent pas lui avoir pardonné certains spectateurs venus là exprès pour le voir. Il n'est entré que lorsque la lumière a été tout à fait baissée: avant les dernières notes de chacun des actes il est sorti de sa loge, et absolument personne ne l'a pu voir.

12 Félix Mottl (1856-1911), chef d’orchestre et compositeur autrichien.

13 Frédérique Sophie Wilhelmine de Prusse (1709-1758), fille aînée du roi Guillaume Ier, avait épousé en 1731 le margrave Frédéric de Brandebourg-Bayreuth.

Les journaux de Berlin réunissent dans une même inimitié l'Empereur et le théâtre de Bayreuth. Ils avaient annoncé récemment que M. Blauwaert 14, dans Parsifal, chanterait en français, et que l'administration pratiquait l'agio sur le prix des billets. Cette fois, ils ont dit que l'Empereur avait exigé de n'entendre ici que des acteurs allemands : M. Van Dyck 15, affirmaient-ils, va céder son rôle de Parsifal à une doublure qui, il y a quinze jours, a eu un très mince succès. L'Empereur a évité cette mesquinerie. Il a entendu M. Van Dyck, et cela ne l'a pas empêché de témoigner à Mme Wagner, dans un entr'acte, toute son admiration pour Parsifal.

14 Emile Blauwaert (1845-1891), basse belge.

15 Ernest Van Dyck (1861-1923) ténor dramatique belge.

Je ne crois pas d'ailleurs qu'il se soit ouvert à quelqu'un, d'une façon bien intime, sur les émotions qu'il a éprouvées. Il a évité d'une façon très apparente toutes les occasions de présentations, toasts, etc. Et puis il s'agissait surtout pour lui de faire savoir à son peuple qu'il prenait sous sa protection directe cet art, qui n'a peut-être rien de bien allemand sous l'aspect esthétique, mais qui est à coup sûr le point par où l'Allemagne s'impose le plus universellement à l'admiration des étrangers.

Qu'on ne s'imagine pas d'ailleurs que cette visite officielle aura pour effet de modifier la situation qui est faite aux étrangers, notamment aux Français. Il est impossible, si l'on n'est pas venu à Bayreuth, de comprendre à quel point la population bavaroise est pleine de prévenances pour les étrangers, combien l'administration du théâtre a pour eux d'égards, combien cette petite ville, pendant le mois des fêtes, est vraiment une terre neutre, où les préoccupations politiques ne sauraient pénétrer. Et cela ne cessera pas, aussi longtemps que le théâtre de Bayreuth, malgré tous les protectorats et toutes les protections, restera la propriété exclusive de Mme Wagner, la personne du monde la plus résolue, la plus courageuse, la plus éloignée de tout parti pris politique.

Il y aurait pour les wagnériens français un danger bien autrement fâcheux que ces visites de l'empereur d'Allemagne, si les circonstances donnaient un jour le succès à une véritable conspiration sourdement organisée contre le théâtre de Bayreuth. Les journaux de Berlin, à l'instigation de certains financiers, tâchent par tous les moyens de déposséder Mme Wagner de la direction de ce théâtre, dont elle .est seule capable de s'occuper d'une façon artistique, désintéressée, conforme aux traditions de Wagner. Il y a tout lieu d'espérer qu'il ne sortira rien de ces intrigues, malgré la consistance singulière qu'elles semblent prendre d'année en année. Mais que l'on imagine ce que serait ce théâtre entre les mains d'une Société par actions, qui se soucierait de ses bénéfices plutôt que des intérêts de l'art, et ferait du temple de Parsifal quelque chose d'intermédiaire entre l'Opéra de Paris et celui de New-York.

En terminant, une nouvelle officielle. Il n'y aura pas de représentation, quoi qu'il arrive, en 1890. Il y en aura très probablement en 1891. Et il est sûr que le programme, lors des prochaines fêtes, ne comprendra plus les Maîtres Chanteurs ni Tristan, mais Parsifal et Tannhauser, le drame préféré de Wagner, auquel Mme Wagner se promet de donner ici un éclat extraordinaire 16. En 1895, l'Anneau du Niebelung, avec ses quatre parties, reviendra sur ce théâtre où il a été créé en 1876 17. Avis aux wagnériens qui comptent vivre et garder leurs convictions jusque-là !

16 Le festival de 1891 présentera Parsifal dirigé par Hermann Levi, Tristan und Isolde et Tannhaüser par Félix Mottl.

17 En 1895 il n’y eut pas de festival et il faudra attendre 1896 pour que soit représentée la Tétralogie sous les baguettes de Félix Mottl, Hans Richter et Siegfried Wagner.

Pour finir ce billet dans l’esprit de cette époque révolue, permettez-moi de vous proposer le Richard Wagner de Carl Froelich (1913).

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commentaires

P
Cher Patrick, je te trouve un peu sévère à propos de l'impératrice, cet article du Figaro, relate la traversée des villes par le couple impérial, et évoquant l'impératrice, je cite ce bel articles d'archives que tu nous offre comme lecture: <br /> "En revanche, l'Impératrice, qui portait une robe grise des plus simples, mais dont la petite figure joufflue est vraiment charmante de simplicité et de bonté, s'ingéniait en mille façons pour montrer combien elle était touchée de ces incessants hourrahs"<br /> C'est un portrait plutôt élogieux je trouve ! <br /> Merci encore pour ces lectures fascinantes, <br /> Bien à toi, <br /> Patrick(D)
Répondre
P
Bonjour Patrick,<br /> Comme nous tous l'impératrice avait ses bons et ses mauvais côtés. Modeste, bonne mère et bonne épouse, elle n'en faisait pas moins preuve parfois d'étroitesse d'esprit en matière religieuse ou matrimoniale comme nombre de ses contemporaines. Pour ne pas risquer d'être accusé de partialité à son égard, je compte d'ailleurs publier d'ici la fin de la semaine un billet dans lequel elle apparaîtra comme faisant bien plus de sang froid que son entourage.<br /> Amitié.

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