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9 décembre 2012 7 09 /12 /décembre /2012 14:42
 
 
                   
Depuis quelque temps j’avais envie de vous présenter Anne Topham, dont j’ai déjà cité le premier ouvrage de nombreuses fois depuis la création de ce blog. Hélas, cela tient un peu de la gageure parce que je n’ai pu trouver grand-chose la concernant.  
Toutefois, comme il est aussi indispensable en études historiques qu’en enquêtes policières de bien connaître la fiabilité des témoins que l’on est amené à écouter, afin de pouvoir juger de la crédibilité de leurs récits, et comme il paraît qu’il est inutile d’espérer pour entreprendre, lançons-nous à l’eau…
 
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Carte postale représentant un montage photographique de la famille impériale du début du XXe siècle (au premier rang : le prince Oscar, la princesse Victoria-Louise, le kronprinz Guillaume, le prince Joaquim ; au second rang : le prince Eitel-Frédéric, le prince Adalbert, le prince Auguste-Guillaume ; au troisième rang : l’Empereur et l’Impératrice).
 
 
Anne Topham fait partie de ces personnages historiques qui ne font qu’un petit tour dans la lumière de l’Histoire avant de retourner à l’obscurité de l’anonymat. Si elle naquit en 1864, quelle furent son enfance et sa formation ? Que fit-elle avant d’arriver à la cour du Kaiser en août 1902 ? Autant de questions auxquelles je ne suis pas en mesure de répondre précisément 1. Dans ses écrits, miss Topham ne parle presque pas de son passé, tout juste décrit-elle brièvement un premier voyage en Rhénanie, agrémenté d’une croisière sur le fleuve, aux alentours de 1896, époque où elle confesse elle-même n’avoir que peu de connaissances de la langue allemande 2.
1 Chers Alain P. et Hilarion L. inutile de gloser, quelque envie que vous en ayez…
2 Anne Topham Memories of the fatherland, pp. 18-30.
 
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Le château de Homburg.
 
Après cette première excursion, Anne Topham fait son entrée sous les projecteurs en descendant d’un train (de provenance inconnue) en gare de Homburg vor der Höhe. Elle a été choisie pour tenir le poste de gouvernante anglaise de la princesse Victoria Louise de Prusse (1892-1980) septième enfant et unique fille de l’empereur Guillaume II, ce qui implique qu’elle avait été recommandée à la famille impériale et qu’elle devait donc posséder déjà une bonne expérience et avait été jugée particulièrement digne de confiance. D’autant que, comme le note la princesse Victoria Louise :
L’éducation des enfants avait été scrupuleusement pensée par mes parents. Leurs devoirs les empêchaient de s’occuper de nous autant qu’ils le voulaient, aussi avaient-ils mis au point une éducation et un plan de développement dont ils confièrent l’exécution à des personnes méritantes qui assumaient le programme le plus strict pour notre éducation et notre développement moral 3.
3 The Kaiser’s daughter, p. 3.
 
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La princesse Victoria Louise de Prusse.
 
Anne Topham remplaçait alors une autre gouvernante anglaise qui ne lui avait laissé que peu de consignes :
L’institutrice anglaise que je remplace m’a bien écrit une lettre pour me donner des indications touchant ma garde-robe et l’étiquette, mais elle s’est fiancée depuis peu, et sauf qu’elle m’ait signalé, comme une nécessité impérieuse de la vie à la cour, de mettre des gants blancs, il y a peu à retenir des obligeantes recommandations de sa courte lettre 4.
4 Souvenirs de la Cour du Kaiser, p. 7.
Et lors de leur rencontre au château de Homburg, elle ne réussit pas à obtenir plus d’informations :
Je déjeunai dans mon petit salon en compagnie de ma compatriote, qui, absorbée par ses paquets, ne me donnait aucun renseignement utile sur la conduite à tenir, et je lui en gardais quelque rancune. Elle bannissait de sa pensée toute préoccupation se rapportant à ses anciennes attributions, avec la légèreté de quelqu’un qui les quitte. Elle me montra un beau plat d’argent, cadeau de mariage de Sa Majesté, qu’elle emballa avec un sourire de satisfaction. Elle fredonnait en passant d’une chambre à l’autre ; à travers les fenêtres, le soleil passant derrière les nuages, se montrait et se cachait alternativement 5.
5 Souvenirs de la Cour du Kaiser, pp. 12-13.
 
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L’impératrice Augusta-Victoria.
 
A son arrivée, le Kaiser n’étant pas présent au château, elle eu la chance d’y découvrir une famille impériale assez simple et de s’acclimater petit à petit à la routine de la vie de cour. Sa première rencontre avec l’impératrice Augusta-Victoria (1858-1921) contribua à la rassurer sur ses futurs devoirs.
L’Impératrice est assise sur un sofa avec une canne à côté d’elle, car elle s’est donnée une assez forte entorse voici quelques jours, et elle nous accueille avec un aimable sourire qui marque cependant un certain embarras. Quoique je n’en aie pas conservé un souvenir bien précis, la Comtesse 6 me présente à Sa Majesté, puis sort de la pièce et nous laisse seules. Je m’incline et baise la main qui m’est tendue et prévois que l’entretien sera des plus agréables, si bienveillante, avec une légère pointe de timidité, est la figure qui sourit à la mienne.
Je me vois assise sur une chaise, parlant facilement et sans contrainte à une mère de sa fille. L’entretien est sans apprêt et va droit au but. Il n’y a plus entre nous de gêne. Nous échangeons nos vues sur l’éducation, sur les particularités du caractère d’un enfant, sur la difficulté de lui faire faire de l’exercice en plein air alors que tant d’heures sont consacrées à l’étude. Nous nous absorbons dans notre entretien et constatons que nous avons beaucoup de vues communes, ce qui est toujours une agréable découverte, que votre interlocutrice soit une impératrice ou une femme du commun 7.
6 Une des dames d’honneur de l’Impératrice, qui accompagnait miss Topham.
7 Souvenirs de la Cour du Kaiser, pp. 9-10.
 
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L’Impératrice et sa fille aux alentours de 1902. On remarquera le portrait du Kaiser tenu par la Princesse ainsi que la couronne de laurier dans la main de sa mère.
 
N’ayant pas encore vu sa future élève, miss Topham découvrit au court du repas qui suivit son entrevue avec l’Impératrice, grâce aux propos des convives, que la princesse Victoria-Louise avait déjà un caractère assez affirmé. Son long séjour à la cour de Prusse ne manqua pas de le lui confirmer amplement :
Ce que Carlyle appelle la « colère des Hohenzollern », et cette manière tranchante d’exprimer son opinion, se révélèrent à moi chez elle dès le début de nos relations.
C’est une enfant nerveuse, impressionnable, en proie à des impulsions capricieuses mais généreuses, et à qui une existence calme et monotone aurait été nécessaire dans l’intérêt de son développement physique et de la culture de son esprit ; mais, du fait des circonstances de sa vie, elle est entraînée sans repos dans un tourbillon d’activités qui nuit à la progression normale de l’éducation 8.
8 Souvenirs de la Cour du Kaiser, p. 20.
Le lendemain de son entretien avec l’Impératrice, miss Topham fit enfin la connaissance de sa future élève dans le jardin du château de Homburg.
C’est à ce moment qu’apparaît dans ma vie, sous les traits d’une petite fille gracieuse, à la démarche légère, pour y demeurer come un souvenir charmant et vivace, la fille du Kaiser. En face de l’endroit où nous nous trouvions, il y avait une pente gazonnée, très escarpée, qui descendait jusqu’à un lac dont on n’apercevait pas le bord. Tout à coup apparut la tête dorée et illuminée d’une petite fille, âgée de neuf ans approximativement, vêtue d’un costume de marin très simple et empesé, avec un col bleu ; elle était coiffée d’un chapeau de paille.
Sa mère l’appelle en anglais : « Venez ici, Sissy » ; et dans un sautillement, d’un bond léger elle s’élance en avant, me tendant les mains avec une sympathie spontanée.
Elle est suivie à quelques pas par un autre enfant habillé également de blanc, son frère, le prince Joachim, le plus jeune des six fils de l’Empereur ; puis apparaît le jeune officier qui était mon voisin de table hier et qui est le gouverneur du prince. Les deux enfants commencent à parler en allemand avec volubilité à l’Impératrice ; la petite fille, autant que mes connaissances de la langue allemande peuvent me permettre de le saisir, contredit avec force chaque mot que son frère dit. Ce serait peut-être trop dire qu’ils se querellent, mais ils sont visiblement en désaccord 9.
9 Souvenirs de la Cour du Kaiser, pp. 13-14.
 
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Les deux inséparables : la princesse Victoria-Louise et le prince Joachim (1890-1920).
 
Même si miss Topham n’en dit rien, la princesse ne fut pas tout de suite conquise par sa nouvelle gouvernante anglaise, et elle écrivit dans ses mémoires :
Naturellement, je ne compris que bien plus tard quels excellents enseignants et gouvernantes m’avaient été affectés. Comme enfant on ne voit cela que de façon très subjective. C’est ce qui m’arriva avec Miss Topham, une gouvernante anglaise. Lorsque je posai les yeux sur elle pour la première fois, je la trouvai détestable. On m’avait dit tant de choses sur elle, et alors j’avais été déçue. Je l’avais imaginée jeune et fraîche, et quand je la vis elle paraissait vieille et pâle. Cela me découragea et je pleurai. Mon père, toutefois, essaya de me consoler et me dit : « On ne doit jamais juger sur les apparences extérieures, aussi tu ne peux te faire aucune opinion sur Miss Topham. D’abord tu dois la connaître mieux, et voir comment elle te traitera alors. » 10
10 The Kaiser’s daughter, p. 3.
Assez rapidement toutefois, la gouvernante et son élève sympathisèrent, notamment grâce à leur goût commun pour l’équitation. Et la familiarité entre elles fut telle que la princesse prit l’habitude de surnommer miss Topham « Topsy » au bout de seulement quelques jours de cohabitation 11. Grâce à son caractère sympathique mais lui aussi très marqué, miss Topham se vit aussi surnommer le « Dreadnought anglais » 12 par le Kaiser et ses proches, en référence au fameux cuirassé britannique lancé le 10 février 1906.
11 Souvenirs de la Cour du Kaiser, p. 19.
12 Souvenirs de la Cour du Kaiser, p. 157 et Memories of the fatherland, pp. 249-252.
 
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N’ayant pas trouvé de photographie présentant explicitement Anne Topham, je vous soumets cette carte postale d’une sortie équestre au Tiergarten de Berlin. Les trois dames (montant naturellement en amazone) sont de la gauche vers la droite l’impératrice Augusta-Victoria, la princesse Victoria-Louise et peut-être miss Topham qui participait parfois à ces sorties en famille…
 
Au long de ses années de service auprès de celle qu’elle appelle souvent « ma princesse », miss Topham participa à tous les événements privés et publics qui marquèrent la vie de la famille impériale. Et, lorsqu’il lui arrivait de prendre un congé, la Princesse ne manquait pas de lui écrire pour lui raconter les détails de son existence 13. Après le mariage de la princesse Victoria-Louise avec le prince Ernest-Auguste de Hanovre (1887-1953) le 24 mai 1913, le service de miss Anne Topham auprès de celle-ci prit fin et elle regagna l’Angleterre.
13 La librairie Bjarne Tokerud de Victoria (Colombie-Britannique, Canada) a récemment mis en vente pour la coquette somme de 2950 dollars US un album de cartes postales ayant appartenu à miss Topham (voir : http://www.abebooks.com/servlet/BookDetailsPL?bi=7017512437&searchurl=sgnd%3Don%26sortby%3D0%26vci%3D70364). On trouve dans celui-ci une carte avec un message de 14 lignes datée du 11 mai 1906 dans laquelle la princesse fait le récit d’une excursion en famille ; cette photographie est adressée à : Miss A. Topham, The Old Farm, Derby.
 
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La princesse et son époux, peu après leur mariage.
 
A peine rentrée dans sa patrie, miss Topham rédigea ses souvenirs et les fit publier sous le titre Memories of the Kaiser’s Court (agrémentés de huit illustrations). Sorti le 25 août 1914, alors que la première guerre mondiale venait juste d’éclater, ce livre connut sept rééditions jusqu’en 1915, ce qui peut être considéré comme un beau succès de librairie. Anne Topham définit elle-même son œuvre ainsi :
Dans le livre cité au chapitre précédent, qui fut écrit avant que la Grande Guerre ne commence et ne fut publié que quinze jours après son déclenchement, j’ai déjà rapporté certaines de mes expériences à la Cour de Prusse, où, à l’été 1902, je devins gouvernante de l’unique fille du Kaiser, la Princesse Victoria Louise de Prusse, maintenant Duchesse de Brunswick.
Ce livre n’avait d’autre ambition que d’être une chronique d’événements domestiques, et d’années singulièrement heureuses, dont le rappel frappe avec une peine et une tristesse particulièrement profondes au milieu des épouvantables épaves renversées de la joie de ce monde 14.
14 Memories of the fatherland, p. 31.
 
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Page de garde de la 7e édition (1915).
 
Conformément à son projet, miss Topham s’en tint au récit des événements auxquels elle participa, sans s’intéresser aux problèmes politiques et sociaux de l’Allemagne wilhelmienne, même si, à l’occasion, il lui arrive de les évoquer de loin. Nous la suivons surtout dans l’intimité de la famille impériale dont elle partage la vie de tous les jours et les nombreux déplacements. En femme de caractère et en anglaise fière de son pays et de ses concitoyens, elle donne une image assez nuancée du pays qui l’avait accueilli et des personnages célèbres qu’elle côtoya de si près. Il est d’ailleurs notable qu’elle présente le Kaiser, alors diabolisé par la presse et l’opinion britanniques, sous un jour un peu critique mais néanmoins fort attachant et qu’elle ne changea rien à son texte dans les différentes éditions qui parurent pendant la guerre.
Une traduction française en fut publiée par la librairie Delagrave en 1915, sans les illustrations qui agrémentaient les éditions anglaises. Le sommaire en était le suivant :
Chap. I       Mon arrivée à la cour de Prusse (p. 1)
Chap. II      Homburg-Vor-der-Hohe (p. 20)
Chap. III     Le Nouveau Palais (p. 40)
Chap. IV     Les amusements de la fille du Kaiser (p. 60)
Chap. V      Noël à la cour (p. 82)
Chap. VI     Le château de Berlin (p. 104)
Chap. VII   Donau-Eschingen et Metz (p. 122)
Chap. VIII  Education (p. 140)
Chap. IX     La chaumière et la fête des petits pains (p. 153)
Chap. X      Mariages royaux (p. 173)
Chap. XI     Wilhemshöhe (p. 190)
Chap. XII   Cadinen (p. 208)
Chap. XIII  Rominten (p. 229)
Chap. XIX  L’Empereur et l’Impératrice (p. 246)
Chap. XV   Conclusion (p. 264)
 
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Couverture de l’édition française.
 
En 1916, à la suite de ce succès d’édition, miss Topham entrepris d’écrire un second livre intitulé Memories of the fatherland, toujours publié par les éditions Methuen & Co. de Londres, en précisant bien qu’il s’agissait d’une nouvelle œuvre de l’auteur des Memories of the Kaiser’s Court. Anne Topham y reprenait certaines des anecdotes déjà narrées dans son premier livre et en rapportait de nouvelles, mais en les présentant selon un plan plus thématique, portant sur différents aspects de la vie en Allemagne :
Chap. I       Introduction (p. 1)
Chap. II      Premières impressions (p. 18)
Chap. III     Le militarisme allemand (p. 31)
Chap. IV     Le soldat allemand (p. 47)
Chap. V      L’officier allemand (p. 63)
Chap. VI     L’éducation allemande (p. 83)
Chap. VII   La femme allemande (p. 105)
Chap. VIII  La Cour de Prusse (p. 127)
Chap. IX     Le Kaiser (p. 148)
Chap. X      Frédéric le Grand et son Père (p. 171)
Chap. XI     Berlin et Potsdam (p. 196)
Chap. XII   Jardins et Zeppelins (p. 219)
Chap. XIII  La Marine et Propos de table (p. 244)
Chap. XIX  Bévues britanniques (p. 261)
Chap. XV   Conclusion (p. 282)
 
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Page de garde de l’édition originale.
 
Dans ce second ouvrage, elle continuait à se révéler capable de s’affranchir du contexte de la guerre pour donner une image assez objective de l’Allemagne, dans un récit à la fois vivant et non dénué d’humour. Elle expliquait d’ailleurs clairement comment elle en était arrivée à cette façon de voir et à comprendre que tout le monde ne puisse pas penser comme elle :
En règle générale, l’Anglais qui a vécu en Allemagne un certain temps, et fréquenté les Allemands, parvient rapidement à comprendre leur façon de penser, leur manière d’envisager les choses ; et alors qu’il conserve ses propres idées sur les hommes et les choses, il peut éprouver de la sympathie et de la compréhension pour le point de vue allemand, et peut comprendre que l’évolution du caractère national allemand est nécessairement et inévitablement modelé par des nécessités historiques et continentales, tout comme le caractère britannique s’est développé de façon insulaire, avec certaines réserves silencieuses et des limites méconnues, et fréquemment incomprises, en Allemagne 15.
15 Memories of the fatherland, p. 226.
Après cette première belle leçon de tolérance, je citerai encore son portrait sympathique du Kaiser :
Il a marqué mon imagination, comme il en a marqué beaucoup d’autres. Il y avait quelque chose de si humain, même dans ses maladresses, quelque chose qui le différenciait des autres souverains, lesquels fonctionnaient comme des mécaniques bien huilées aux yeux du monde, en gardant la place qui leur était assignée dans l’orbite de leurs sphères respectives ; cependant, lui ne se montrait pas au public que sous un jour officiel, mais présentait candidement sa propre personnalité, ses goûts et ses opinions personnels, et semblait ne rien cacher, prendre chacun comme confident et être de façon charmante, indiscrète, franc et ouvert.
L’Empereur allemand avait depuis longtemps plongé le monde dans une attente inquiète, avait alternativement été admiré et condamné, avait parlé avec plus de sagesse et plus de sottise que ne se le permettait les autres souverains 16.
16 Memories of the fatherland, p. 148-149.
 
Anne Topham s'est endormie dans la paix du Seigneur le 12 décembre 1927. 
 
 
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Le Dreadnought (vignette publicitaire n° 16 de la série Floating Fortresses de la firme américaine de tabac Allen & Ginters, éditée en 2011).
 
 
 
Un grand merci à Franck Sudon pour ses suggestions.
 
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commentaires

H
<br /> Voila un excellent article sur un sujet fort original, dans lequel vous me faites l'insigne honneur de citer mon nom. Je n'ai qu'une question, de quoi est mort le prince Joachim, à 30 ans si je<br /> ne me trompe. Aurait-il fait la guerre ?<br /> <br /> <br /> Au fait : GLOSE TOUJOURS TU M'INTERESSES...<br />
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P
<br /> <br /> Cher Hilarion,<br /> <br /> <br /> Merci pour le compliment ainsi que pour le calembour final...<br /> <br /> <br /> Son Altesse le prince Joachim participa à la bataille de la Marne où il fut blessé par un éclat d'obus ; inapte au service en campagne suite à cette blessure, il poursuivit la guerre dans les<br /> services de renseignement. Son Altesse avait aussi un goût excessif pour les dames et une propention tout aussi exagérée à la dépense ; s'étant ruiné financièrement, il se suicida à Potsdam le 18<br /> juillet 1920.<br /> <br /> <br /> Amitiés.<br /> <br /> <br /> <br />

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